Impressions de Brisbane, 3ème plus grande ville d’Australie, après y avoir passé quelques jours la semaine dernière…

Beaucoup plus de personnes des îles environnantes (Fiji, Nauru, Solomon Islands, Iles Cook…) que dans d’autres villes australiennes. Peut être parce que les liaisons d’avions y sont directes depuis Brisbane et puis peut être aussi à cause du climat “tropical” de ce ville (les températures descendent rarement en dessous de 15 degrés en hiver).

J’ai remarqué aussi beaucoup d’homme autour de la cinquantaine, plutôt démunis et un peu ‘abimés par la vie’ qui semblent partager des maisons dans certains quartiers résidentiels. Sûrement des anciens mineurs qui ont immigrés durant leur jeunesse dans cette état du Queensland où l’activité minière est très grande et qui n’ont jamais vraiment eu le temps de construire une famille.

Sinon, comme d’habitude dans toutes les villes australiennes, des gens de tous les continents!

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L’Australie n’est sûrement pas la plus connue pour cela, mais c’est ici que je me délecte des meilleurs cafés. Rien à voir avec l’infecte “americano” des Starbucks US (un café noir bien allongé coupé à l’eau tiède) ou d’un cappucino surmonté d’une bonne dose de chantilly industrielle servi dans les ptis cafés bien français. Non, ici on ne jure que par un bon flat white, latté, cappucino, mocha, expresso ou autre affogato… Et on peut dire merci aux immigrés australiens des années 50, qui ont permis de développer cette très riche culture du café en Australie.

Cappucino à l'australienne

Et en plus de pouvoir déguster ces onctueux café en terrasse ou sur une banquette bien moelleuse, on peut également demander à les emporter, d’où leur nom ‘coffee to go’. On peut ainsi se délecter d’un bon cappucino au bureau, en marchant, dans la voiture ou sur un banc ensoleillé dans le parc. Et je vous avoue que ces “coffee to go” me manquent cruellement quand je suis en France. Combien de fois ai-je eu la subite envie d’un bon flat white, mais sans avoir le temps ni l’envie d’aller m’installer dans un café pour y siroter un café noir, voire noisette (la version qui se rapproche le plus du flat white)? Beaucoup trop! Alors quand j’ai vu que McDonalds allait enfin lancer les McCafé en France, j’ai sauté de joie! Je ne suis pas une fan du McDo, loin de là, mais il faut toutefois admettre que côté café, les McCafé d’Australie sont vraiment pas mal. Ils ont réussi à se débarrasser de leur image ‘fast-food-gras-qui-sent-la-friture’ pour celle d’une image plus raffiné, plus gourmet.

En espérant que la version française des McCafé sera toute aussi bonne pour que vous aussi vous puissiez vous délectez d’un bon ‘coffee to go’ sur le chemin du travail…

Et puis pour la route, parce que cette chanson me trotte dans la tête depuis que j’écris ce post:

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Depuis son accession au poste de premier ministre, les articles fleurissent dans la presse sur l’ascension fulgurante de celle qui a émigrée en Australie à l’âge de 4 avec sa famille, pour y devenir 45 ans plus tard, son premier ministre.

Julia est en effet née au Pays de Galle en 1961, mais à la suite d’une pneumonie qui a failli lui couté la vie, les docteurs ont conseillé à ses parents d’émigrer vers un pays chaud plus favorable à la santé fragile de leur fille. C’est ainsi que la petite famille Gillard, composée des deux parents et de leurs deux filles se sont embarqués vers l’Australie en 1966 profitant des promotions des ‘Ten Pound Poms”. Le “Ten Pound Poms” était une politique d’immigration menée par l’Australie juste après la Seconde Guerre Mondiale, proposant aux britanniques ainsi qu’à d’autres nationalités d’embarquer à bord d’un bateau à destination de l’Australie, qui à l’époque était en manque de bras et de population, pour seulement 10 pounds. Ce programme a connu un fort succès à l’époque dans une Europe ravagée par la guerre puisqu’entre 1945 et 1972, plus d’un million de britanniques se sont laissés séduire par cette ‘immigration assistée’.

A leur arrivée en Australie, la famille Gillard s’est installée à Adelaïde. Julia a fréquenté l’école publique, puis est entrée à l’université de Melbourne pour étudier les arts et le droit. Elle a tout d’abord travaillé pour le syndicat des étudiants de l’université de Melbourne en parallèle à ses études, pour ensuite devenir ‘partner’ dans un cabinet d’avocat à  29 ans. Et c’est en 1998 qu’elle a été élue au Parlement en tant que député.

Bref, un parcours typiquement australien d’une famille d’émigrés débarquant dans ce tout nouveau pays avec uniquement quelques dollars en poche dans l’espoir d’offrir à leurs enfants un avenir meilleur. Certes, cela fait un peu cliché, et bien sûr ce schéma ne réussi pas à tout le monde. Mais je peux affirmer avec certitude, que dans ce pays,  on peut accéder aux plus hauts postes du pouvoir par un travail acharné et une volonté féroce en étant un enfant d’émigré…ce qui n’est pas le cas partout.

Un peu sexiste en effet... mais c'est les années 60...

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Photo Credit: Andrew Meares for Canberra Times

Ca y est c’est fait. Depuis quelques heures Julia Gillard est le nouveau premier ministre australien, et aussi (surtout?) la première femme à accéder au poste suprême de la politique fédérale australienne. C’est ce matin à 9 heures que les députés travaillistes, majoritaire au Parlement, l’ont désigné comme leader pour remplacer Kevin Rudd. Elle a prêté serment (‘sworn in’) en début d’après-midi devant une autre femme, elle aussi première à accéder au poste de Gouverneur général, Quentin Bryce. Julia, comme on l’appelle ici, a ensuite participe en qualité de Premier Ministre à la séance du Parlement (‘question time’) ou elle a fait face au leader de l’opposition Tony Abbot qui n’a pas mâché ses mots sur la manière dont Julia a brigue la position de Premier Ministre durant les dernières 24H.

Il est vrai que tout s’est passé très rapidement. Hier soir, aux alentours de 20h30, les premières rumeurs d’une réunion exceptionnelle entre Julia et Kevin ont commencé a se diffuser sur la toile. Les rumeurs que Kevin n’était plus soutenu que par un nombre minoritaire de députes se sont amplifiées, probablement nourris par les commentaires off des principaux députés intéressés. Le mécontentement à l’encontre de Kevin Rudd était déjà palpable lors des dernières semaines, mais personne ne s’attendait à ce qu’une majorité de députés se retournent contre lui et poussent Julia Gillard à le défier. 22H30 hier soir, conférence de presse d’un Premier ministre très irrité qui confirme que Julia l’a bien défié et que se tiendra demain (c’est à dire aujourd’hui) un vote au sein du parti pour soit le reconduire ou l’évincer. Il en a profite pour réaffirmer les points positifs de son bilan et pour dire qu’il était prêt à se battre.

Mais les événements ne se sont pas retournés en sa faveur durant la nuit et c’est un Kevin Rudd, la larme a l’œil, que nous avons vu sur nos écrans d’ordi ou de télé ce matin reconnaissant sa défaite et annonçant son retrait en tant que Premier ministre. La politique n’est-elle qu’un monde de brutes et de traitres ? Peut être, mais il ne faut pas oublier que Kevin avait lui même utilise ce procédé de défiance pour accéder a la position de leader de l’opposition il y a quelques années. Sauf que lui il avait choisi de faire ca le jour ou son prédécesseur venait de perdre son frère dans un accident de moto. La situation n’a rien de si tragique aujourd’hui et se résume finalement a celle de “l’arroseur arrosé”.

Ce n’est en tout cas peut être pas la fin de la carrière politique fédérale de Kevin comme certains ont pu l’annoncer car il semblerait que Julia lui ait propose le poste de Ministre des affaires étrangères, le premier amour de Kevin (ancien ambassadeur australien en Chine). Julia a également annonce qu’elle n’emménagerait pas dans la résidence réserve au premier ministre (The Lodge) tout de suite. N’ayant ni mari, ni enfants (elle a toutefois un partenaire, qui est coiffeur). Elle se contentera de son appartement a Canberra pour le moment et ne s’installera dans la résidence officielle que si elle gagne les élections fédérales qu’elle organisera surement dans les prochains mois.

Retour a une vie politique australienne presque normale maintenant ou je sais désormais que tout peut vraiment arriver en 24H!

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Photo Credit: Andrew Meares - Canberra Times

Ce soir un évènement historique est en train de se dérouler dans les couloirs du Parlement australien à Canberra. Le Premier Ministre Kevin Rudd vient d’être défié par Julia Gillard, membre du parti du Premier Ministre. Un grand nombre de ‘députés’ auparavant supporters de Kevin Rudd se sont rassemblés derrière celle qu’ils souhaitent avoir comme nouveau leader, et ainsi comme Premier Ministre. C’est en effet la première fois depuis la deuxième guerre mondiale, qu’un premier ministre en exercice se voit défié par les membres de son parti lors de son premier mandat.

Demain matin sera donc organisé une sorte de ‘vote surprise’ (car personne n’avait vu venir cette défiance faite au premier ministre) où les députés travaillistes (parti du PM) voteront pour désigner leur nouveau leader. La nuit sera donc longue pour Kevin Rudd qui tentera sûrement de rassembler ses troupes jusqu’aux premières lueurs du jour, mais ce sera plus probablement Julia Gillard qui sera choisie, et qui pourrait ainsi devenir la première femme Premier Ministre en Australie.

Réponse demain matin…

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C’est l’hiver à Canberra…et bientôt, à nous les stations de ski du coin :)

Il y quelques semaines maintenant on est donc passé du vert au rouge… et pour mon premier automne à Canberra je dois dire que je n’ai pas été déçue par les couleurs!

Ah oui, la petite météo ci-desssus vient de ce site.

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Si je ne vous ai pas encore saoulé avec tous mes clichés de kangourous, koalas et autres wombat et wallabies qui se multiplient sur mon disque dur, je ne peux pas m’empêcher de vous faire part de l’existence de cet oiseau apparemment 100% australien dont je viens d’apprendre l’existence.

A ma plus grande stupéfaction, personne mais alors PERSONNE du coin ne m’en avait parlé alors que franchement c’est l’oiseau le plus génial du monde!! Regardez un peu:

Si vous n’avez pas tout compris aux commentaires du non moins famous David Attenborough de BBC Life, un peu le Allain Bougrain Dubourg britannique, le lyrebird peut reproduire une vingtaine de chants d’oiseaux et surtout pour impressionner mesdames les lyrebirds il inclue dans sa cour pleins d’autres sons qu’il a entendu dans la forêt. Ainsi vous aurez peut être reconnu les imitations suivantes:

  1. Kookaburra (l’oiseau élu le plus chou d’Australie par moi-même)
  2. Appareil Photo
  3. Alarme de voiture
  4. Tronçonneuse électrique

Mon prochain défi, l’entendre en vrai! Car apparemment on en trouve dans les environs de Canberra, qui je le rappelle est une ville/capitale en plein milieu du Bush. Ce qui en gros veut dire qu’à 15min en voiture du centre ville on se retrouve en pleine campagne, que je nomme affectueusement “the middle of woop-woop” avec pour seule compagnie vaches et moutons ;) bref, ici pas besoin de passer ‘au vert’ en recréant le salon de l’agriculture comme sur les Champs Elysées.

Et puis comme suggéré par Piou, le poème de Jacques Prévert sur l’oiseau lyre…

L’oiseau Lyre

Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize…
Répétez! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l’oiseau-lyre qui passe dans le ciel
l’enfant le voit
l’enfant l’entend
l’enfant l’appelle:
Sauve-moi joue avec moi oiseau!
Alors l’oiseau descend
et joue avec l’enfant
Deux et deux quatre…
Répétez! dit le maître
et l’enfant joue
l’oiseau joue avec lui…
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu’est-ce qu’ils font?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente-deux de toute façon
et ils s’en vont.
Et l’enfant a caché l’oiseau dans son pupitre
et tous les enfants entendent sa chanson
et tous les enfants entendent la musique
et huit et huit à leur tour s’en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fichent le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s’en vont également.
Et l’oiseau-lyre joue
et l’enfant chante
et le professeur crie:
Quand vous aurez fini de faire le pitre!
Mais tous les autres enfants écoutent la musique
et les murs de la classe s’écroulent tranquillement
Et les vitres redeviennent sable
l’encre redevient eau
les pupitres redeviennent arbres
la craie redevient falaise
le porte-plume redevient oiseau.

J’en avais déjà parlé ici. Et ça y est, Jessica Watson a bouclé son tour du monde solo à 16 ans. Elle a été accueilli ce matin, après 7 mois en mer, par le premier ministre, sa famille et des dizaines de milliers d’australiens aux pieds de l’Opéra de Sydney.

Sa toute première interview depuis la terre ferme, ci dessous, et son arrivée dans la baie de Sydney  ici.

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